Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre : résumé

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Au revoir là-haut raconte le retour impossible de deux anciens soldats dans une France qui célèbre la victoire tout en oubliant ses survivants.
  • Le résumé repose sur l’amitié entre Albert Maillard et Édouard Péricourt, blessé et défiguré après les combats.
  • Le roman de Pierre Lemaitre mêle drame historique, satire sociale, scandale financier et arnaque spectaculaire.
  • Henri d’Aulnay-Pradelle incarne le cynisme des profiteurs de guerre, face à deux hommes que la paix n’a pas réellement sauvés.
Élément À retenir
Publication Au revoir là-haut paraît chez Albin Michel en 2013 et reçoit le prix Goncourt la même année.
Cadre La France de l’après-première guerre mondiale, entre commémorations patriotiques et misère des anciens combattants.
Personnages centraux Albert Maillard, Édouard Péricourt et Henri d’Aulnay-Pradelle portent les trois grands visages du récit.
Intrigue Une vaste arnaque aux monuments aux morts répond, de manière tordue et tragique, à un système déjà corrompu.

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre : le résumé d’une survie après la guerre

Le récit s’ouvre dans les derniers jours de la première guerre mondiale, alors que l’armistice approche. Le 2 novembre 1918, Henri d’Aulnay-Pradelle, officier ambitieux et brutal, veut encore gagner du prestige. Pour provoquer une offensive inutile, il fait tuer deux de ses propres hommes, puis accuse les soldats allemands afin de pousser sa compagnie à l’assaut.

Albert Maillard, ancien comptable sans fortune ni assurance, assiste à la scène. Il comprend que Pradelle a organisé ce carnage pour obtenir une promotion et une réputation de héros. Lorsque l’officier réalise qu’Albert est devenu un témoin gênant, il tente de le faire disparaître en le poussant dans un trou d’obus, où le soldat se retrouve enseveli vivant.

Édouard Péricourt sauve Albert au dernier moment. Ce geste scelle une amitié qui ne ressemble pas à une camaraderie légère : elle naît de la boue, de la panique et d’une dette impossible à rembourser. Peu après, un éclat d’obus détruit le bas du visage d’Édouard. Le jeune homme devient l’une de ces « gueules cassées » que la société de l’époque regarde avec embarras, parfois avec peur, souvent avec une pitié qui tient à distance.

La guerre achevée, le retour à la vie civile ne ressemble pas à une délivrance. Albert ne retrouve ni sécurité ni place stable. Édouard, lui, refuse de rentrer chez son père Marcel Péricourt, grand banquier parisien froid et autoritaire, avec qui il entretient une relation douloureuse. Il se fait passer pour mort et confie sa survie à Albert, devenu son protecteur, son intermédiaire et presque son frère.

Le roman avance alors sur deux chemins qui vont finir par se croiser. D’un côté, Pradelle profite du marché des exhumations et des cimetières militaires. Il obtient des contrats pour déplacer les dépouilles des soldats et fabriquer des cercueils. Son entreprise repose sur une logique sordide : économiser sur le bois, maltraiter les corps, falsifier la qualité des prestations et tirer profit du deuil des familles.

De l’autre, Édouard imagine une revanche qui passe par l’art et l’illusion. Il dessine de somptueux projets de monuments aux morts, des esquisses extravagantes et émouvantes destinées à flatter le patriotisme des communes. Albert monte le dispositif pratique : un faux catalogue, une identité inventée, des démarches administratives, des courriers. Les municipalités versent des acomptes pour des monuments qui ne seront jamais construits.

Cette fraude ne se réduit pourtant pas à une simple opération d’argent. Elle devient une réponse déformée à un pays qui veut dresser des statues sans savoir quoi faire des vivants brisés. Édouard et Albert exploitent une ferveur commémorative réelle, mais ils révèlent aussi son hypocrisie. Les villages veulent honorer leurs morts, tandis que les survivants mutilés sont priés de se faire discrets.

Le titre du livre porte cette blessure jusque dans sa sonorité. « Au revoir là-haut » évoque les lettres d’adieu envoyées depuis le front et la promesse vague d’une retrouvaille après la mort. Chez Lemaitre, cette formule devient le nom d’un monde où la paix officielle ne suffit pas à réparer ce que la guerre a détruit.

Résumé détaillé d’Au revoir là-haut : Albert, Édouard et Pradelle face au scandale

Albert Maillard est le point d’ancrage le plus accessible du récit. Il n’a ni l’éloquence d’un héros de feuilleton ni la puissance sociale des Péricourt. Il a peur, il doute, il ment parfois mal, mais il avance parce qu’il ne peut pas abandonner Édouard. Ce personnage ordinaire permet au lecteur de mesurer ce que coûte la guerre à ceux qui n’ont ni fortune ni réseau pour amortir le choc du retour.

Édouard Péricourt, au contraire, vient d’un milieu privilégié. Fils d’un grand financier, il a reçu une éducation raffinée et possède un talent de dessinateur. Pourtant, sa richesse familiale ne le protège ni de la violence du front ni du rejet de son père. Sa mutilation rend visible un conflit plus ancien : Marcel Péricourt n’a jamais accepté la sensibilité, la liberté et l’excentricité de son fils.

Après sa blessure, Édouard se cache sous des masques qu’il dessine et fait fabriquer. Ils lui permettent de sortir, de respirer, parfois de redevenir un autre. Ces visages peints ne sont pas seulement un accessoire romanesque. Ils traduisent une question plus profonde : comment vivre lorsque son apparence, son nom et son passé sont devenus insupportables ?

Le projet des monuments aux morts prend rapidement de l’ampleur. Albert et Édouard ciblent les petites communes, sensibles à l’idée d’un hommage grandiose à leurs disparus. Les maires reçoivent un catalogue séduisant, choisi avec soin, et s’engagent en versant des sommes importantes. L’opération repose sur une fuite en avant : plus les commandes arrivent, plus il devient difficile pour Albert de contrôler la mécanique.

En parallèle, Pradelle bâtit sa propre fortune sur le désordre de l’après-guerre. Son scandale est plus froid encore que celui d’Albert et d’Édouard, car il traite les morts comme une marchandise. Les cercueils sont trop petits, les corps manipulés sans respect, les familles trompées. Lemaitre crée un contraste puissant entre deux fraudes : l’une, spectaculaire et presque burlesque, vise l’État et ses cérémonies ; l’autre s’abat directement sur les soldats morts et leurs proches.

Le hasard rapproche les deux affaires. Pradelle épouse Madeleine Péricourt, la sœur d’Édouard, sans savoir immédiatement que son beau-frère supposé mort est lié à Albert. Marcel Péricourt, qui pense son fils disparu au combat, devient lui-même l’une des figures les plus touchantes du livre. Trop tardivement, il découvre l’ampleur de ses erreurs et la tendresse qu’il n’a jamais su donner.

Le récit gagne en tension lorsque l’arnaque des monuments commence à attirer l’attention. Albert, qui rêvait seulement d’assurer une existence digne à Édouard, est rongé par la peur d’être découvert. Édouard, affaibli, dépend de morphine et se détache peu à peu du réel. Son projet de revenge, mot étranger mais parlant pour cette vengeance sans tribunal, ne lui rend ni son visage ni les années perdues.

La trajectoire d’Édouard conduit au drame. Il organise sa disparition avec une forme de maîtrise artistique, laissant derrière lui l’image d’un homme que la guerre puis la paix ont poussé hors du monde commun. Albert survit, mais il n’est plus le même. Son avenir avec Pauline, la jeune femme qu’il aime, semble enfin possible parce qu’il a appris à regarder sa propre vie autrement.

La force du résumé d’Au revoir là-haut tient donc à cette double mise en scène : les puissants s’enrichissent ouvertement sur les ruines, tandis que deux hommes blessés montent une escroquerie pour reprendre un peu de pouvoir sur leur destin. Aucun geste n’efface les morts, mais le récit refuse que leur mémoire serve seulement de décor.

Pourquoi l’après-première guerre mondiale est le vrai cœur du roman de Pierre Lemaitre

Le livre ne raconte pas principalement les combats. Les tranchées ouvrent l’histoire et déterminent les destins, mais le sujet le plus aigu est celui du retour. À partir de novembre 1918, la France doit accueillir des millions d’hommes démobilisés, des veuves, des orphelins et des blessés. Dans les rues, les cérémonies de victoire peuvent cohabiter avec une immense détresse privée.

Pierre Lemaitre montre une société pressée de refermer la parenthèse. Il faut reconstruire, célébrer les héros, réorganiser l’économie et retrouver des habitudes. Cette urgence produit un angle mort : les soldats marqués dans leur chair ou dans leur esprit ne correspondent pas à l’image propre et héroïque que le pays voudrait conserver.

Les gueules cassées occupent une place essentielle dans cette lecture. Leur visage est une preuve que personne ne peut détourner complètement les yeux de la violence. Édouard ne supporte pas cette exposition. Ses masques ont quelque chose de théâtral, mais ils expriment aussi une nécessité intime : choisir la manière dont les autres regardent un corps blessé.

Le contraste social structure également le roman. Albert est pauvre, sans soutien familial solide, dépendant d’emplois précaires et d’expédients. Édouard dispose théoriquement des ressources de son nom, mais il les refuse parce qu’elles sont liées à un père qui l’a étouffé. Pradelle, lui, comprend très bien comment utiliser les institutions et les apparences pour progresser.

Cette opposition rappelle que la guerre n’efface pas les classes sociales. Elle les bouleverse provisoirement dans les tranchées, où des hommes d’origines différentes se côtoient sous les obus, puis les réinstalle brutalement au moment de la paix. La reconnaissance officielle n’a pas le même poids selon que l’on possède un héritage, des relations ou seulement une pension insuffisante.

Le roman s’intéresse aussi à la fièvre commémorative. Dans les années qui suivent le conflit, de nombreuses communes françaises font ériger des monuments aux morts. Cette réalité historique nourrit l’intrigue : elle explique pourquoi le catalogue imaginaire d’Édouard peut séduire. Les maires ne sont pas présentés comme de simples idiots ; ils veulent répondre à une attente collective, parfois avec sincérité, parfois avec vanité municipale.

L’arnaque met ainsi à nu une contradiction douloureuse. On peut commander un monument majestueux tout en négligeant les hommes revenus mutilés. On peut prononcer des discours sur le sacrifice sans voir la misère de ceux qui l’ont subi. Lemaitre n’accuse pas la mémoire elle-même, mais son usage automatique, décoratif et rentable.

Pour prolonger cette réflexion sur les blessures de guerre et les silences du retour, l’analyse du Liseur de Bernhard Schlink offre un autre regard, situé dans une histoire européenne différente. Les deux romans n’ont pas la même intrigue, mais ils interrogent chacun les traces laissées par les conflits dans les vies ordinaires.

Ce cadre historique donne au livre sa densité particulière : derrière l’aventure, les faux papiers et les coups de théâtre, il y a une question simple et rude. Que doit une nation à celles et ceux qu’elle a envoyés se battre ?

Les personnages d’Au revoir là-haut : une amitié contre la violence sociale

Albert Maillard n’est pas un héros au sens traditionnel. Sa nervosité, son manque d’assurance et sa tendance à imaginer le pire l’éloignent des figures glorieuses. C’est précisément ce qui le rend crédible. Il a traversé la guerre sans devenir courageux à chaque instant, mais il développe une fidélité rare envers Édouard.

Son attachement à Édouard ne repose pas sur l’admiration sociale. Albert vient d’un monde modeste ; Édouard appartient à la haute bourgeoisie. Tout devrait les séparer, depuis leur façon de parler jusqu’à leur rapport à l’argent. Pourtant, leur lien échappe à cette logique parce qu’il est né au moment où toute hiérarchie s’effondrait sous la menace de la mort.

Édouard est le personnage le plus romanesque, avec ses dessins, ses costumes et ses masques. Il pourrait facilement devenir une silhouette seulement spectaculaire. Lemaitre évite cet écueil en montrant sa fragilité, sa dépendance et sa colère. L’artiste inventif n’est jamais réduit à une belle image de victime : il peut être cruel avec Albert, capricieux et inaccessible.

Marcel Péricourt incarne une autre forme de tragédie. Cet homme puissant se croit maître de tout, jusqu’à ce que la disparition de son fils révèle son impuissance. Son évolution est discrète mais importante : l’argent, les relations et le prestige ne permettent pas de réparer une parole qui n’a jamais été prononcée au bon moment.

Henri d’Aulnay-Pradelle est construit comme l’adversaire moral du livre. Il ne porte pas seulement la responsabilité du piège tendu à Albert. Il représente un système où l’ambition n’a plus de limite, où la guerre devient un tremplin professionnel et où les morts eux-mêmes peuvent être exploités. Son ascension est odieuse parce qu’elle paraît socialement plausible.

Le personnage de Madeleine Péricourt apporte une nuance nécessaire. Elle est enfermée, elle aussi, dans les choix des hommes de sa famille. Son mariage avec Pradelle montre comment le prestige peut masquer la violence. Elle ne possède pas toutes les clés de l’intrigue, mais sa présence rappelle que la domination sociale se joue aussi dans les salons, les héritages et les mariages arrangés par les intérêts.

Trois repères pour analyser les personnages du roman

  • Albert Maillard : il représente le survivant modeste, inquiet mais capable d’une loyauté concrète.
  • Édouard Péricourt : sa création artistique devient une manière de lutter contre la honte, la mutilation et l’autorité familiale.
  • Pradelle : il incarne l’opportunisme qui transforme le patriotisme et le deuil en affaires lucratives.

Cette galerie de personnages rend le livre très vivant. Elle explique aussi pourquoi il a trouvé un large public : le récit ne demande pas de maîtriser toute l’histoire militaire de 1914-1918 pour comprendre les enjeux humains. Il suffit de voir comment une société traite les blessés, les pauvres et les témoins gênants.

Les lecteurs attirés par des romans où l’intime se frotte aux rapports de domination pourront aussi rapprocher cette œuvre de Choses humaines de Karine Tuil. Les contextes sont éloignés, mais l’attention portée aux mécanismes sociaux, aux familles puissantes et aux zones grises de la responsabilité crée un écho intéressant.

Dans Au revoir là-haut, l’amitié n’est jamais une récompense facile. Elle oblige Albert à rester quand il voudrait fuir, et elle oblige Édouard à dépendre d’un autre alors qu’il voudrait disparaître. Cette tension fait de leur relation le véritable refuge du livre.

Comprendre les thèmes d’Au revoir là-haut pour une lecture ou un examen

Pour une lecture personnelle comme pour un commentaire de texte, le plus utile est de ne pas réduire le roman à son intrigue policière. Oui, Pierre Lemaitre maîtrise les rebondissements, les fausses pistes et le rythme. Son expérience du polar se sent dans la construction. Mais le suspense sert surtout à poser une critique sociale précise de l’après-guerre.

Le premier grand thème est celui de la dignité. Édouard ne veut pas seulement de l’argent : il veut échapper au regard qui le transforme en objet de compassion. Albert ne cherche pas seulement à éviter la police : il veut cesser d’être humilié par sa pauvreté. Tous deux tentent de reconquérir une existence choisie, même si la méthode employée les entraîne vers une impasse.

Le deuxième thème concerne les apparences. Les masques d’Édouard sont les signes les plus visibles de cette question, mais tout le roman fonctionne ainsi. Pradelle joue au héros décoré alors qu’il est criminel. Les cérémonies patriotiques cachent des intérêts économiques. La famille Péricourt donne l’image de la réussite, tout en étant traversée par le silence et la douleur.

Le troisième axe est la mémoire collective. Les monuments aux morts ne sont pas ridiculisés en eux-mêmes. Ils répondent à un besoin réel de nommer les disparus et de donner un lieu au chagrin. Ce que le livre attaque, c’est la facilité avec laquelle cette mémoire peut devenir un marché, une vitrine politique ou une posture sociale.

Enfin, le roman interroge la justice. Pradelle paraît longtemps intouchable parce qu’il sait parler aux bonnes personnes et utiliser les codes du pouvoir. Albert, lui, manque d’appuis. Le contraste est frappant : la loi n’agit pas avec la même vitesse selon le statut de celui qu’elle regarde. Le lecteur ressent alors une colère qui ne vient pas d’un discours abstrait, mais des détails concrets de l’intrigue.

Des pistes de réflexion utiles pour approfondir le résumé

  1. Observer comment la guerre reste présente dans les gestes quotidiens, les corps et les peurs, même lorsque les combats sont terminés.
  2. Comparer les deux escroqueries : celle de Pradelle détruit les morts ; celle d’Albert et d’Édouard détourne la mise en scène officielle de leur mémoire.
  3. Étudier les masques comme symbole de survie, de création et de refus du regard social.
  4. Analyser la place du père dans le drame d’Édouard, car la filiation compte autant que les blessures du front.

Il est également possible de mettre le livre en regard de Les Croix de bois de Roland Dorgelès, ou de À l’Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. Ces œuvres éclairent différemment l’expérience combattante. Lemaitre, lui, se distingue par son mélange de noirceur, de romanesque populaire et de satire.

L’adaptation réalisée par Albert Dupontel en 2017 prolonge cette dimension visuelle, particulièrement sensible dans les masques et les décors de l’après-guerre. Elle ne remplace pas le livre, dont la narration donne davantage d’espace aux pensées d’Albert et à la mécanique des affaires. Elle peut toutefois aider à saisir la dimension spectaculaire du récit, à condition de garder en tête que le roman déploie plus largement les ramifications du scandale.

Ce qui demeure, après la dernière page, n’est pas seulement l’efficacité de l’arnaque ou la punition des coupables. C’est l’image de deux survivants qui tentent, chacun à sa façon, de récupérer une part de leur visage dans un monde qui préfère célébrer les morts.

Quel est le résumé d’Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre ?

Après la première guerre mondiale, Albert Maillard protège Édouard Péricourt, ancien soldat défiguré. Ensemble, ils organisent une arnaque aux monuments aux morts tandis que Pradelle, leur ancien officier, profite d’un trafic lié aux dépouilles de soldats.

Pourquoi Édouard Péricourt porte-t-il des masques ?

Édouard a été gravement mutilé au visage pendant la guerre. Ses masques lui permettent de se protéger du regard des autres, mais ils expriment aussi son imagination artistique et son refus de vivre selon les apparences imposées.

Quel prix a reçu Au revoir là-haut ?

Le roman a reçu le prix Goncourt en 2013, année de sa parution chez Albin Michel.

Qui est Henri d’Aulnay-Pradelle dans le roman ?

Pradelle est l’ancien supérieur d’Albert et d’Édouard. Ambitieux, violent et corrompu, il organise des manœuvres criminelles pendant la guerre puis s’enrichit sur le marché des sépultures militaires.

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