En bref :
- De Saxus n’est pas une autrice de romantasy, mais une maison d’édition française créée en 2018 par Sam Souibgui.
- Son catalogue a trouvé son public avec des univers fantasy, de la romance fantastique, du young adult et des traductions d’autrices internationales.
- Le succès du Prieuré de l’oranger de Samantha Shannon a contribué à installer De Saxus dans le paysage des littératures de l’imaginaire.
- La maison a expérimenté les éditions reliées, brochées puis, depuis 2025, certaines parutions simultanées en relié et en poche sous le label PAL.
La confusion revient souvent dans les recherches : De Saxus est parfois pris pour le nom d’une autrice de romantasy. Il désigne en réalité un éditeur, reconnaissable à ses grands formats reliés et à ses romans où dragons, cours royales, malédictions et histoires d’amour se répondent.
| Repère | Information utile | Ce que cela change pour les lecteurs |
|---|---|---|
| Fondation | De Saxus est créé en 2018 par Sam Souibgui. | La maison est récente, mais son fondateur connaît déjà la librairie et l’édition grâce à Komikku. |
| Ligne éditoriale | Fantasy, fantastique, romantasy, young adult et littérature jeunesse. | Les lecteurs y trouvent surtout des sagas traduites et des récits à forte construction d’univers. |
| Tournant éditorial | La publication du Prieuré de l’oranger de Samantha Shannon. | Le livre a donné une visibilité considérable au catalogue imaginaire de l’éditeur. |
| Formats | Relié, broché et, pour certains titres depuis 2025, poche dès la sortie sous PAL. | Le choix du format permet de concilier collection, budget et envie de lire sans attendre. |
De Saxus est-il une autrice de romantasy ou une maison d’édition ?
La réponse mérite d’être posée clairement : De Saxus n’est pas une autrice. Ce nom désigne une maison d’édition indépendante française, fondée en 2018. L’erreur est compréhensible. Dans les rayons de librairie, le logo De Saxus accompagne des couvertures très identifiables, souvent reliées, ornées de dorures, de feuillages, de créatures ailées ou de palais nocturnes. À force de voir le nom figurer sur des livres de romantasy, certains lecteurs l’associent spontanément à une signature d’écrivaine.
Or une maison d’édition ne crée pas elle-même toutes les histoires qu’elle publie. Elle sélectionne des textes, acquiert des droits, commande des traductions, accompagne la fabrication et organise la rencontre entre un livre et son public. Dans le cas de De Saxus, cette rencontre passe beaucoup par des œuvres littéraires étrangères traduites en français, en particulier des succès anglophones déjà remarqués dans les communautés de fantasy et de young adult.
La romantasy, elle, désigne un croisement de genres. La dimension sentimentale n’y reste pas au bord du récit : elle porte souvent l’intrigue autant que la quête, la guerre ou les jeux de pouvoir. Une héroïne peut devoir sauver un royaume tout en apprenant à faire confiance à un rival ; un héros peut cacher une nature surnaturelle qui rend l’amour dangereux ; une alliance politique peut devenir une relation intime. Cette place donnée aux émotions explique la fidélité d’un lectorat qui cherche à la fois l’évasion, le souffle romanesque et des personnages auxquels s’attacher sur plusieurs tomes.
Chez De Saxus, le terme romantasy ne doit toutefois pas effacer la diversité réelle du catalogue. Certaines publications relèvent de la fantasy épique, avec de vastes géographies et des enjeux dynastiques. D’autres appartiennent à la romance fantastique contemporaine, où le surnaturel surgit dans un cadre plus proche du quotidien. D’autres encore sont des romans young adult, centrés sur l’adolescence, l’apprentissage de soi, la violence sociale ou l’amitié. Réduire la maison à une seule étiquette serait donc passer à côté de son évolution.
Pourquoi cette confusion raconte aussi une évolution du marché
Depuis quelques années, les maisons spécialisées dans l’imaginaire sont devenues bien plus visibles hors des cercles de lecteurs déjà habitués au genre. Les vidéos de recommandations, les clubs de lecture et les librairies qui consacrent des tables entières à la fantasy ont changé la circulation des titres. Le nom de l’éditeur est désormais parfois retenu presque autant que celui de l’autrice, surtout quand la direction graphique crée une cohérence forte.
Une lectrice comme Nora, qui entre dans une librairie avec l’envie de prolonger une saga pleine de tension amoureuse et de royaumes dangereux, peut repérer un livre De Saxus avant même de connaître son nom. C’est pratique, mais cela a un revers : la couverture et la promesse de genre ne remplacent pas le regard sur l’autrice, la traduction ou le rythme du récit. La bonne question à poser à un libraire reste simple : cherche-t-elle une histoire d’amour centrale, une aventure épique, ou un mélange des deux ?
De Saxus est donc un repère éditorial, non le nom d’une romancière : derrière chaque titre se trouvent une autrice ou un auteur, une équipe de traduction, des éditeurs et des libraires qui défendent le livre au moment où il arrive en rayon.
Quelle biographie derrière De Saxus et son fondateur Sam Souibgui ?
Pour comprendre la biographie de De Saxus, il faut suivre le parcours de Sam Souibgui, son fondateur. Avant de lancer cette structure, il avait déjà construit un chemin solide dans le monde du livre et de la culture populaire. En 2008, il fonde la librairie Komikku. Quatre ans plus tard, en 2012, il crée les éditions Komikku, connues pour leur travail autour du manga. Cette expérience compte : elle implique de connaître les attentes d’un public passionné, les enjeux de traduction, l’importance d’une série bien suivie et la place concrète de l’objet-livre en librairie.
Le nom De Saxus rend hommage à sa grand-mère maternelle. Ce choix personnel donne une tonalité particulière à une marque éditoriale qui aurait pu se contenter d’un nom générique ou purement commercial. Sam Souibgui a également travaillé plusieurs années en Amérique du Nord, notamment dans l’univers du jeu vidéo chez Ubisoft. Ce détour professionnel aide à comprendre son intérêt pour les mondes construits, les récits sériels et les imaginaires capables de fédérer durablement une communauté de lecteurs.
À sa création, De Saxus ne se limite pourtant pas à la fantasy. La première ligne affichée est éclectique. La maison publie d’abord des polars, puis prévoit des titres jeunesse, des récits, des romans et des biographies. En 2018, son programme annonce neuf titres, avant une montée à quatorze l’année suivante. Tous sont diffusés par Interforum, un acteur important de la diffusion-distribution : concrètement, cela permet aux livres d’être proposés aux librairies sur l’ensemble du territoire.
Le premier thriller de la maison, Les Limbes d’Olivier Bal, paraît le 1er mars 2018. Le roman suit un vétéran du Vietnam capable de visiter les rêves des autres. Il reçoit le prix Méditerranée Polar du premier roman la même année. De Saxus publie aussi Fleurs de sang de Jérôme Frioux-Toublant et Anguilles démoniaques de Yû Takada. Cette première période montre une volonté de ne pas enfermer trop vite l’éditeur dans une case.
Le marché du polar est cependant très encombré. Entre les grandes maisons, les collections historiques et les auteurs déjà installés, il est difficile pour un nouvel éditeur d’obtenir une place durable sur les tables. De Saxus réoriente alors sa stratégie vers les littératures de l’imaginaire et le young adult. Ce n’est pas un simple changement de décor : c’est une réponse éditoriale à un public précis, à des dynamiques de séries et à une demande forte pour les traductions de sagas internationales.
Du goût pour les séries à une identité d’éditeur
Le parcours d’écriture n’est pas celui d’un auteur français qui publie ses propres romans, mais celui d’un éditeur qui construit un catalogue. Cette nuance est importante. Le travail consiste à repérer une autrice étrangère, négocier les droits français, choisir la personne qui traduira le texte, travailler la couverture et définir un calendrier de publication. Pour une saga, il faut aussi assurer la continuité : dates de sortie lisibles, cohérence des titres, suivi des lecteurs et dialogue avec les libraires.
En 2023, l’équipe est renforcée avec le recrutement de Benjamine Cornuault comme éditrice et de Guillaume Missonnier aux relations libraires. Ces postes ne sont pas décoratifs. L’éditrice accompagne les manuscrits et les projets ; le responsable des relations libraires fait circuler les informations, présente les nouveautés et écoute les retours du terrain. Dans une librairie indépendante, ce contact peut faire la différence entre un livre posé sans visibilité et un titre que l’on prend le temps de conseiller.
La biographie de De Saxus est celle d’un éditeur qui a déplacé son centre de gravité : du polar vers l’imaginaire, en s’appuyant sur une connaissance du manga, des séries et des lecteurs qui aiment habiter longtemps un même monde.
Quels livres De Saxus ont façonné sa place dans la fantasy et la romance fantastique ?
Le titre qui revient le plus souvent lorsqu’il est question de l’essor de De Saxus est Le Prieuré de l’oranger, de l’autrice britannique Samantha Shannon. Cette ample fantasy met en scène un monde menacé, des lignées royales, des dragons et plusieurs personnages féminins dont les trajectoires se croisent. Sa publication française a marqué un tournant pour la maison, parce qu’elle a offert au public francophone un roman fleuve ambitieux dans un format relié qui assumait pleinement son poids, son prix et sa présence sur une étagère.
Ce type de livre demande un engagement de lecture. Il conviendra à celles et ceux qui aiment les récits choraux, les cartes, les enjeux politiques et les longues installations. Il plaira moins aux lecteurs qui cherchent une intrigue très rapide ou une romance occupant chaque scène. C’est précisément le genre de distinction utile à faire en librairie : un même rayon fantasy peut réunir des expériences de lecture très éloignées.
Le catalogue De Saxus s’est ensuite enrichi de noms déjà connus par les lecteurs d’imaginaire anglophone. Jennifer L. Armentrout y occupe une place importante pour les amateurs de romantasy, avec des récits où les relations amoureuses sont au centre d’univers surnaturels et dangereux. R. F. Kuang attire un lectorat différent, souvent sensible à des romans plus politiques, à la guerre, aux rapports de domination et à l’histoire revisitée par la fantasy. Jay Kristoff, Chloe Gong, Victoria Aveyard et Hafsah Faizal complètent un ensemble où les tonalités vont de l’aventure sombre au roman de cour, en passant par des réécritures ou des récits de vengeance.
Il serait trompeur de présenter ces écrivaines et écrivains comme une famille parfaitement homogène. Samantha Shannon développe des mondes denses et des temporalités larges. Jennifer L. Armentrout s’adresse davantage aux lecteurs qui attendent une tension sentimentale soutenue. Chloe Gong revisite notamment Shakespeare dans un Shanghai historique et fictionnalisé, avec une énergie plus urbaine. R. F. Kuang, quant à elle, ne propose pas une lecture de pur confort : ses récits peuvent être violents, ironiques et profondément critiques.
Comment choisir un livre De Saxus sans se laisser guider seulement par la couverture
Les éditions reliées séduisent, et il n’y a rien de honteux à aimer un beau livre. Une reliure peut donner envie d’offrir, de collectionner, de garder un volume qui a compté. Mais le signal visuel ne dit pas tout du texte. Avant l’achat, trois repères simples évitent une déception fréquente : vérifier si le tome est autonome ou ouvre une saga, regarder la place réelle de la romance, et lire quelques pages pour sentir le style de la traduction.
- Pour une romantasy très centrée sur le couple : privilégier les titres de Jennifer L. Armentrout et vérifier l’ordre des tomes avant de commencer.
- Pour une fantasy épique et ample : se tourner vers Samantha Shannon, en acceptant un rythme plus patient et une galerie de personnages plus large.
- Pour une fantasy politique ou plus rugueuse : explorer les livres de R. F. Kuang, dont les thèmes peuvent être nettement plus sombres que ne le laisse entendre une couverture élégante.
- Pour une lecture young adult vive et conflictuelle : regarder du côté de Chloe Gong ou de Victoria Aveyard, selon l’envie d’histoire alternative ou de rivalités de pouvoir.
Le rôle du traducteur ou de la traductrice mérite aussi l’attention. Dans les univers fantasy, le travail ne consiste pas seulement à transposer des dialogues. Il faut établir des noms de lieux, une logique de magie, des registres sociaux, parfois des chansons ou des légendes. Un lecteur qui aime une version française lit aussi une part de cette fabrication invisible.
Pour prolonger cette exploration, il est utile de consulter le catalogue officiel de De Saxus et de comparer les disponibilités auprès d’une librairie indépendante. Un libraire peut indiquer si une suite est attendue, si un tome est épuisé ou si un récit correspond vraiment à l’humeur du moment.
Les livres De Saxus ne se résument pas à une esthétique de collection : ils couvrent plusieurs manières d’entrer en fantasy, de la romance intense à la fresque politique, et demandent d’être choisis selon son goût réel de lecture.
Pourquoi les éditions reliées De Saxus ont-elles changé les habitudes de lecture ?
De Saxus s’est fait remarquer par une décision éditoriale devenue familière dans les rayons d’imaginaire : proposer des livres en format relié, parfois en parallèle d’un format broché. Dès 2019, la maison compte parmi celles qui publient simultanément ces deux versions. Ce choix répond à deux usages différents. Le relié s’adresse au lecteur qui veut un bel objet durable, souvent plus solide, parfois agrémenté d’éléments graphiques. Le broché vise une lecture plus accessible en prix et plus facile à transporter.
Dans l’édition française, le format n’est jamais un détail neutre. Il conditionne le prix public, la marge du libraire, le coût de fabrication, le stockage et même la place disponible sur une table. Un roman de fantasy de plusieurs centaines de pages, imprimé sur un papier épais et habillé d’une couverture travaillée, coûte plus cher à produire qu’un poche. Cela ne veut pas dire que le relié est automatiquement meilleur sur le plan littéraire. Il relève d’un autre rapport au livre.
La stratégie s’est poursuivie en 2025 avec l’annonce d’éditions reliées et de poches proposées dès la sortie pour certains titres, sous le label PAL. PAL signifie ici la pile à lire, cette expression bien connue des lecteurs qui accumulent les romans en attente. Habituellement, un délai de dix à dix-huit mois sépare la sortie d’un grand format de son arrivée en poche. Le choix de De Saxus contourne cette habitude en profitant d’une zone juridique qui permet à un même éditeur de publier différents formats sans attendre le calendrier traditionnel d’un éditeur de poche distinct.
Le geste répond aussi à une réalité économique. L’inflation a rendu les arbitrages plus visibles chez les lecteurs réguliers : acheter un relié à sa sortie, attendre une édition moins coûteuse, emprunter à la bibliothèque, ou chercher une occasion. Donner deux options immédiatement permet de ne pas réserver les nouveautés à ceux qui peuvent toujours acheter le plus beau format. C’est une mesure pragmatique, même si elle oblige les libraires à prévoir davantage de références et à expliquer les écarts de prix.
Le piège : confondre édition collector et contenu inédit
Une belle édition peut contenir des bonus, une maquette spécifique, des pages décorées ou un tirage limité. Elle peut aussi reprendre exactement le même texte qu’une version plus simple. Avant d’acheter, mieux vaut vérifier ce que l’objet apporte réellement : un contenu additionnel, une traduction révisée, des illustrations, ou uniquement une finition différente. Pour un budget serré, l’édition poche ou broché permet souvent de lire l’essentiel sans sacrifier l’expérience du récit.
Dans la chaîne du livre, le libraire joue ici un rôle de médiation concret. Il doit commander, réceptionner et mettre en place plusieurs formats d’un même titre. La mise en place correspond au nombre d’exemplaires envoyés ou commandés pour une nouveauté. Si la demande est mal évaluée, les retours s’accumulent ; si elle est sous-estimée, les lecteurs repartent les mains vides. Ce travail explique pourquoi une table de nouveautés, si simple en apparence, est aussi une série de paris mesurés.
Les collections Sabran et Ellipsis éclairent une autre facette du catalogue. Sabran se consacre aux réécritures de mythes, de contes et de légendes. Ellipsis rassemble des textes contemporains présentés comme forts et engagés. En 2023, le label Saxo est lancé pour la littérature jeunesse destinée aux 8-14 ans. Cette diversité montre que De Saxus ne construit pas uniquement une vitrine de romance fantastique pour adultes, mais un ensemble de portes d’entrée vers l’imaginaire.
Le bon réflexe reste de choisir un format pour son usage : relié pour collectionner ou offrir, broché pour un compromis, poche pour lire sans attendre et préserver son budget.
Que signifie la situation de De Saxus en 2026 pour ses lecteurs et ses autrices ?
Le 24 juin 2026, le tribunal de commerce de Paris a ouvert une procédure de redressement judiciaire concernant Eilean Books, la société mère de De Saxus, avec une date de cessation des paiements fixée au 31 mai 2026. Cette information, rapportée notamment par ActuaLitté et relayée dans la presse spécialisée, appelle une lecture précise. Un redressement judiciaire ne signifie pas automatiquement la disparition immédiate d’une maison d’édition. Il s’agit d’une procédure visant à examiner la situation financière de l’entreprise et les conditions de poursuite de son activité.
Pour le lecteur, l’annonce peut susciter des questions très concrètes : les suites de séries vont-elles paraître ? Les droits de certains romans seront-ils conservés ? Les librairies pourront-elles commander les titres ? À ce stade, il faut éviter les rumeurs qui circulent vite dans les communautés de fantasy. Une procédure judiciaire encadre une période d’observation et des décisions qui relèvent des responsables de l’entreprise, des créanciers et du tribunal. Elle ne permet pas de prédire, à elle seule, le destin de chaque collection.
La fragilité économique d’un éditeur indépendant rappelle aussi une réalité souvent invisible. Un livre vendu ne se transforme pas immédiatement en revenu disponible. Il y a les droits versés aux ayants droit ou aux autrices, le coût de traduction, l’impression, le transport, la diffusion, la commission du libraire, les retours éventuels et les charges de l’équipe. Dans le cas de titres étrangers, l’acquisition des droits ajoute une étape décisive. Une saga qui semble très présente sur les réseaux peut donc ne pas suffire à sécuriser l’équilibre global d’une structure.
Comment soutenir le catalogue sans alimenter la panique
Le geste le plus utile consiste à acheter les titres que l’on souhaite vraiment lire auprès d’une librairie indépendante, puis à demander conseil sur les séries disponibles. Cela soutient à la fois l’éditeur et le point de vente, sans transformer une inquiétude financière en frénésie d’achat. Les bibliothèques constituent aussi une voie essentielle : proposer l’acquisition d’un roman permet à plusieurs lecteurs de le découvrir, y compris lorsque son prix est un frein.
Les amateurs de romantasy peuvent également s’intéresser aux noms derrière les couvertures. Suivre une autrice, noter le nom de sa traductrice, vérifier chez quel éditeur paraîtront les prochains tomes : ces habitudes rendent le lecteur moins dépendant d’une marque unique. Elles respectent mieux le travail réel des créatrices et créateurs. Le parcours d’écriture d’une autrice dépasse toujours le logo qui accompagne une édition française à un moment donné.
Il est aussi pertinent de distinguer une maison, son groupe et ses labels. De Saxus appartient à Eilean Books, mais le catalogue comprend des collections aux identités propres, comme Sabran, Ellipsis, Saxo et PAL. Lorsqu’une situation évolue, les annonces fiables viennent d’abord des canaux officiels, des libraires et de la presse professionnelle. Les vidéos courtes ou les messages non sourcés donnent parfois l’impression d’informer alors qu’ils mélangent des hypothèses et des faits.
Cette actualité n’efface ni les livres déjà publiés ni le travail accompli depuis 2018. Elle rappelle plutôt combien la vitalité des littératures de l’imaginaire dépend d’un écosystème entier : autrices, auteurs, traducteurs, éditeurs, imprimeurs, bibliothécaires et libraires. Dans une époque où les lecteurs cherchent des mondes où respirer, cette chaîne mérite d’être regardée avec autant d’attention que les couvertures qui attirent l’œil.
Pour suivre De Saxus avec discernement, mieux vaut se fier aux annonces datées et aux libraires : ce sont eux qui permettent de savoir ce qui est réellement disponible, programmé ou modifié.
Pour aller plus loin sur les coulisses du secteur, la lecture de notre dossier sur la chaîne du livre et le rôle des libraires aide à comprendre ce qui se joue entre un contrat de traduction et l’arrivée d’un roman sur une étagère.
De Saxus est-elle une autrice de romantasy ?
Non. De Saxus est une maison d’édition française fondée en 2018 par Sam Souibgui. Elle publie notamment des autrices et auteurs de fantasy, de romantasy, de fantastique et de young adult.
Qui a fondé les éditions De Saxus ?
La maison a été fondée par Sam Souibgui, également créateur de la librairie Komikku en 2008 et des éditions Komikku en 2012.
Quels livres ont rendu De Saxus célèbre auprès des lecteurs de fantasy ?
Le Prieuré de l’oranger de Samantha Shannon a constitué un tournant important. Le catalogue comprend aussi des livres de Jennifer L. Armentrout, R. F. Kuang, Jay Kristoff, Chloe Gong, Victoria Aveyard et Hafsah Faizal.
Pourquoi certains livres De Saxus existent-ils en relié et en poche dès leur sortie ?
Depuis 2025, la maison propose pour certains titres un relié et un poche sous le label PAL dès la publication. L’objectif affiché est de laisser le choix entre objet de collection et format plus accessible.
Que veut dire le redressement judiciaire d’Eilean Books pour De Saxus ?
La procédure ouverte en juin 2026 concerne la société mère Eilean Books. Elle ne signifie pas à elle seule une disparition immédiate de De Saxus, mais impose de suivre les annonces officielles concernant les parutions et la continuité des collections.